Echos des ruines
La ruine est à la gloire ce que le mythe est à l’histoire : Elle existe pour elle-même, souveraine dans sa mémoire. Ces vestiges fissurés, pourrissant sans souffle ni flamme, Sont les gravats du temps, vestiges d’une beauté infâme. Une splendeur funèbrement fanée, une splendeur du passé, Se tient encore dans l’ombre des colonnes brisées, Comme un écho de ce qui fut, Comme un murmure des dieux disparus. Icare, fils du vent, flamme fragile du ciel, Tes ailes de cire tremblent sous le soleil...